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Actualités Septembre 2016

Sommaire NEWSLETTER Septembre 2016

 

Septembre 2016

Editorial : Une nouvelle génération de directeurs à l'ORT 
- Passage de relais aux lycées de Lyon et de Strasbourg
Emotion et simplicité pour saluer Claude Sabbah 
- Réunion des Directeurs d'ORT-France : Sous le signe du numérique et de l'entrepreneuriat
- Villiers-le-Bel : Le Bourgeois Gentilhomme version 2016
- 90% de réussite aux examens et concours en 2016 
 

 

laïcité et identité

EDITORIAL

Editorial : Une nouvelle génération de directeurs à l’ORT

Une nouvelle génération de directeurs à l’ORT

Après l’arrivée en janvier dernier de notre nouveau Directeur général, Thierry Sebagh,  cette rentrée a vu deux directeurs prendre les commandes des établissements de Strasbourg et de Lyon. Tous les trois incarnent bien la génération de dirigeants que nous voulons pour l’ORT du 21ème siècle.

A Strasbourg, c’est Michel Benoilid qui succède à Claude Sabbah. Ce dernier a pris une retraite que nous lui souhaitons heureuse et créatrice, après avoir dirigé pendant plus de 30 ans notre établissement alsacien. Sous les présidences dynamiques de Jean-Hugues Leopold-Metzger puis de Raymond Kern, il a fait de ce qui était une « école ORT » un lycée remarqué, avec son campus étudiants, et l’une des vitrines de notre Institution nationale.

Pionnier, Claude Sabbah l’aura été à plus d’un titre : développement des enseignements supérieurs, BTS, licence et Master d’optique, classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs – les seules dans un établissement juif en France ! – les formations aux arts appliqués et le BTS design de mode… la liste est longue et incomplète des réalisations que celui qui nous quitte laissera en héritage comme étant le produit de ses fructueuses fonctions. Je gage, pourtant, que la trace qu’il souhaite qu’on retienne de lui, est la classe dite de  « seconde préparatoire » qui permet à des élèves en difficultés venant du Collège de se « raccrocher » aux études et à la réussite. C’est une vocation de l’ORT que nous ne voulons pas oublier, et qui tiendra à cœur les directeurs qui arrivent.

A Strasbourg, pour Michel Benoilid c’est une sorte de « retour au pays », puisqu’avant de diriger Lyon, il était l’adjoint de Claude Sabbah dont le leadership a aussi été de savoir s’entourer de talents prometteurs. Avec ce nouveau directeur, riche de l’expérience acquise à Lyon où il est resté huit ans, c’est un pédagogue qui connaît bien la région et ses acteurs, qui prend en main les destinées de notre lycée. Michel Benoilid saura non seulement développer l’offre de formations de Strasbourg, mais encore renforcer l’inscription de l’établissement dans le paysage éducatif régional, tout en l’enrichissant de liens noués à haut niveau avec les partenaires académiques, territoriaux, économiques, consulaires, communautaires et culturels. Bref ! C’est un authentique défi qui l’attend pour une succession à réussir ! Mais, homme de sa génération, celle de la mondialisation et du numérique, doté de savoir, et d’expérience, M. Benoilid saura remplir sa feuille de route : apporter aux jeunes et à leurs familles les formations aux métiers de demain en même temps que l’insertion dans un monde fécond en autant de promesses que d’incertitudes.

Il en va de même pour celle – oui, celle ! -  qui lui succède à Lyon, Sylvie Ressouche. Cette lyonnaise de naissance, ingénieure en informatique, a été cadre d’entreprise du secteur numérique avant d’entrer à l’ORT par choix et de devenir Directrice des études. Cette femme jeune, a appris à connaître et à aimer son établissement désormais. Je suis  certain qu’elle apportera aux élèves et étudiants, à leurs familles, mais aussi aux équipes pédagogiques, sa volonté de réussir, son ambition connue, ses rigoureuses exigences professionnelles et les principes moraux qui lui viennent d’une famille aimante venue du Maroc. 

Je note que Sylvie Ressouche est la deuxième femme à diriger un établissement de l’ORT, avec Esther Douieb à Montreuil et Marseille ensuite. Si dans l’enseignement général ce n’est pas rare, cela l’est davantage  dans l’enseignement technologique et professionnel. A l’ORT, l’innovation, dans tous les domaines, est une valeur affichée et entretenue.  

A Sylvie Ressouche, à Michel Benoilid, à Claude Sabbah, nous souhaitons un gratifiant  Mazal Tov, cette chance qui accompagne ceux qui savent bâtir et servir !


Lucien Kalfon 
Président d'ORT France

 

 

Passage de relais aux lycées de Lyon et de Strasbourg

Passage de relais aux lycées de Lyon et de Strasbourg

« Pour accéder à la sagesse, il faut le vouloir », c’est avec cette citation du Talmud que Sylvie Ressouche a conclu son discours d’au-revoir à Michel Benoilid, son prédécesseur à la tête du lycée ORT de Lyon. Celui-ci dirige en effet depuis le 1er juillet le lycée et campus de Strasbourg où il prend le relais de Claude Sabbah.

Pour être directeur, ou directrice, d’un établissement ORT, il faut aussi le vouloir, avec cette volonté que traduisent ambition, travail et engagement dans cette tâche infinie qui est d’éduquer et de former. On a pu s’en rendre compte aux hommages rendus aux partants aux cours de deux fêtes, aussi chaleureuses que roboratives, qui ont eu lieu à Lyon et à Strasbourg.

Du maire du 8ème arrondissement, Christian Coulon au Grand Rabbin Isaac Elhadad, en passant par les partenaires institutionnels, les membres du Comité local, le Directeur administratif et financier d’ORT-France, Raymond Soussan, les Chefs d’établissements de Marseille et de Montreuil, Esther Douïeb et Isaac Touitou, les Cadres pédagogiques, les Professeurs, les Anciens élèves… : toutes et tous étaient là, sous un chaud soleil, pour marquer la passation de pouvoirs entre Michel Benoilid et Sylvie Ressouche.

Parmi les invités, l’un semblait particulièrement ému, Jack Fitoussi, ancien directeur de l’ORT Lyon qui avait recruté cette dernière, pressentant son « potentiel ». Il y eut certes de beaux discours, dont celui de M. Frèche, président du Comité local ORT, disant l’apport à la fois pédagogique, managérial, humain mais aussi institutionnel et communautaire de M. Benoilid.

Toutefois, le propos le plus indicatif fut celui de l’inspecteur de l’Education nationale et référent académique, Messaoud Laoucheria. Il sut dire avec un humour communicatif, dissimulant à peine l’empathie réelle, le plaisir qu’il avait eu de travailler avec celui qui partait. Tout a commencé avec un «premier couscous partagé à la cantine ».

Il y eut ensuite de nombreuses réunions de travail et un « voyage d’étude mémorable en Israël », avec toujours cette « qualité de la relation » développée au fil des ans avec le directeur de l’ORT Lyon. « Positif, pragmatique, courageux, Michel a su réunir autour de lui une équipe et l’animer », a dit l’inspecteur, félicitant cette équipe pédagogique de son engagement pour « amener l’élève à la réussite et lui donner un regard critique sur le monde ».

Et de conclure en saluant la nouvelle directrice, lui souhaitant une «belle continuation ».Bondissant sur l’estrade Michel Benoilid donna une longue accolade à Messaoud Laoucheria, illustrant en acte, et au plus haut niveau, la valeur du vivre-ensemble si chère à l’ORT. Rappelant ses origines « mogadoriennes », le partant exprima sa reconnaissance à la République pour lui avoir permis de réaliser sa vocation et à l’ORT pour lui avoir fourni le cadre de son épanouissement. Remerciant « son » équipe, il témoigna du lien très personnel qui existera désormais entre les lycées ORT de Lyon et celui de Strasbourg qu’il allait diriger.

 

 

 

Emotion et simplicité pour saluer Claude Sabbah

Emotion et simplicité pour saluer Claude Sabbah

Le « vivre-ensemble », c’est aussi ce qui a fourni sa tonalité à la sympathique et amicale soirée donnée dans les jardins de la Résidence universitaire de l’ORT Strasbourg à l’occasion du départ à la retraite de Claude Sabbah, son directeur pendant 35 ans. Là aussi on pouvait juger de la profondeur de l’insertion de l’ORT dans le tissu local et de la reconnaissance de l’œuvre accomplie à la centaine de personnalités réunies pour l’occasion.

Représentants de l’Etat, des élus avec le député Eric Elkouby, de l’armée, des collectivités locales, de l’Académie, du monde de l’économie, dirigeants de la communauté juive et du Comité local, venue du philosophe Armand Abécassis, longtemps  maître spirituel et ami du lycée, présence du directeur général d’ORT-France, Thierry Sebagh, entouré de tous les chefs d’établissement et des responsables parisiens, avec également une représentation de l’enseignement catholique en la personne de l’ami François David… : tout ce monde attestait de la valeur professionnelle, pédagogique, humaine de Claude Sabbah. Raymond Kern, président du Comité local, sut donner à un bilan qui parlait de lui-même la touche d’émotion, toute en alsacienne retenue, inévitable lorsqu’il s’agit de la fin d’une belle et fructueuse aventure comme celle-ci. En revanche, Jacques Zucker, président des Amis de l’ORT et organisateur de la soirée, ne put retenir ses larmes en disant le regret de ce départ et ce que ses deux fils devaient à l’ORT.

Mais le moment, sans doute le plus intense, et souriant, fut l’évocation du déracinement et, surtout, des années de formation de Claude Sabbah par Maurice Cohen-Zagouri, longtemps directeur du lycée Bramson-ORT de Marseille. Tous deux, à la fin des années 60, venant du Maroc, avaient « fait » l’école des cadres de l’ORT à Genève, comme y sont passés à la même époque les actuels directeurs des lycées ORT de Toulouse et de Villiers-le-Bel, René Bendavid et Moïse Tibi. Tous reçurent là, outre des diplômes d’ingénieur – en génie nucléaire pour C. Sabbah - leur éducation ORT.

Cet esprit ORT fut le ciment identitaire de l’Institution française. Alors comment s’étonner si, dans ses remerciements aussi simples, émus que brefs, Claude Sabbah ne dise pas son souci actuel de réfléchir et travailler à une telle cohésion fondée sur des valeurs partagées pour l’ORT du présent et de l’avenir alors que, de plus en plus, ses responsables viendront d’horizons différents ? Comment douter qu’il ne soit entendu, en particulier par celui qu’il a formé aux fonctions de chef d’établissement, Michel Benoilid ?

Actualisation générationnelle, ancrage dans son époque, vision de l’avenir, mais aussi transmission de l’essentiel : ces cérémonies témoignaient bien de la fidélité de l’ORT à sa mission éducative, meilleure garantie de son futur.

 

 

Réunion des Directeurs d’ORT-France : Sous le signe du numérique et de l’entrepreneuriat

Réunion des Directeurs d’ORT-France

Sous le signe du numérique et de l’entrepreneuriat

Les 11 et 12 juillet 2016 s’est tenue à l’Ecole de Travail ORT de la rue des Rosiers, à Paris, la réunion annuelle des chefs d’établissement et des responsables de départements d’ORT-France. En présence du Directeur général Thierry Sebagh, pour qui c’était une première, et de Raymond Soussan, directeur administratif et financier, la rencontre a été mise cette année sous le signe du numérique au service de l’éducation et, plus spécifiquement de ses usages à l’ORT. En ouverture, le cadre a été dessiné par Emmanuel Davidenkoff, rédacteur en chef du Monde Campus et auteur de « L’Ecole face au Tsunami numérique ». Parmi les intervenants de marque, citons encore Sophie Bouteiller et Frédéric Lau du Club informatique des grandes entreprises françaises, ou encore Sébastien Sigiscar de l’AFPA.

Mais cette réunion annuelle a surtout été l’occasion d’insuffler un élan dynamique vers un avenir de plus en plus numérique, entrepreneurial et ouvert au monde. En phase, chefs d’établissement et responsables de département présentèrent les programmes en cours de réalisation et les projets construits avec leurs équipes pour les années à venir. Illustration toute symbolique de cette vision renouvelée du futur qui a eu les honneurs de BFMTV: le casque à réalité virtuelle destiné à la formation à la vente mis au point par la société spécialisée Serious Factory et ORT France. Cet outil permet à l’étudiant de dialoguer avec un « avatar-client » créé de toutes pièces, qui réagit à sa voix. Le client virtuel formule des besoins auxquels l’apprenant doit répondre… Bref, il soufflait là comme un vent de renouveau, malgré les temps incertains que vivent notre société et l’école en général, dans le cadre parisien de l’Ecole de Travail ORT où avait lieu cette rencontre.

   

 

Villiers-le-Bel : Le Bourgeois Gentilhomme version 2016

Villiers-le-Bel : Le Bourgeois Gentilhomme version 2016

Quelle pourrait être la personnalité d’un « Bourgeois gentilhomme » en 2016 ?
Revisitant la pièce de Molière écrite en 1670,  les élèves de la classe de Seconde D accompagnés de leur professeur de français, Mme Dabi  et de leur professeur-documentaliste, Catherine Guillaume ont constaté que Mr Jourdain pourrait tout à fait être un homme de notre époque.
Il est expert-comptable et jouit d’un petit héritage qui lui permet de vivre aisément. Sa femme est présidente d’une association d’aide aux réfugiés syriens. Elle a d’ailleurs embauché une jeune femme syrienne, prénommée Nicole et dont elle est devenue très proche, pour l’aider dans ses tâches ménagères. Mme Jourdain ne supporte plus tous les coachs que son mari reçoit de manière continue : coach de sport, fan de zumba, professeur de self-défense,  de culture générale  et surtout un professeur d’art qui doit l’aider à peindre son autoportrait pour séduire une jeune étudiante en arts plastiques. N’oublions pas l’intervention de sa « coach en image », une certaine Christina Cordula... Les ballets sont bien sûr devenus contemporains et les Turcs se sont transformés en Qataris.
La pièce a été représentée à la salle Jacques-Berrier à Sarcelles devant les enseignants et les parents. Ce fut, non seulement, un grand succès qui mériterait bien le Molière de la meilleure réécriture mais aussi un moment de grâce pour les professeurs qui les ont suivis tant a été grande leur implication et leur sérieux dans l’accomplissement de ce projet.

Catherine Guillaume
Professeure-documentaliste

 

 

90% de réussite aux examens et concours en 2016

90% de réussite aux examens et concours en 2016

Cette année encore les sept établissements d’ORT-France ont prouvé la réalité de notre slogan : « Nous sommes fiers de la réussite de nos élèves » !
Avec 1100 nouveaux diplômés, du collège à la licence professionnelle en passant par les bacs généraux, technologiques et professionnels, ainsi que les BTS, les BEP et les classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs, nos équipes pédagogiques et administratives ont quelque motif de légitime fierté. Les filières concernées sont principalement en formation initiale ou en alternance: le paramédical (optique, dentaire), le management et le commercial, la comptabilité/gestion, la banque et finance, l’informatique et le numérique. Ces remarquables résultats ne manqueront pas d’encourager, en cette rentrée, les candidats aux examens et concours de 2017, et porteront nos professeurs à viser de meilleurs résultats s’il est possible.
A toutes et tous félicitations et bonne chance pour l’entrée dans la vie professionnelle ou la poursuite des études… A l’ORT évidemment !